Paris - Les autorités scientifiques françaises planchent sur l'hypothèse d'administrer une quatrième dose de vaccin anti-Covid aux personnes âgées, même si cette question est pour l'heure "prématurée", a indiqué mardi le ministère de la Santé.

"Le COSV (Conseil d'orientation de la stratégie vaccinale) doit rendre un avis sur ce sujet et nous avons également saisi la Haute autorité de santé (HAS) sur la question de la quatrième dose", a fait savoir le ministère lors d'un point avec des journalistes.

"Dans les autres pays européens, on est tous à peu près au même stade sur ces questions, en attente de position des autorités scientifiques", a précisé le ministère, ajoutant que ces organismes "nous diront quelle est la conduite à tenir" pour les personnes âgées ou à risques dont la précédente dose remonte à l'ouverture des rappels en septembre dernier. 

Interrogé sur le fait de savoir si, à terme, une quatrième dose pourrait être nécessaire pour prolonger le pass vaccinal, le ministère a estimé que la quatrième dose "est encore en discussion" et qu’il "est encore trop prématuré pour se prononcer sur le sujet".

Face à la baisse d'efficacité des vaccins contre l'infection avec le temps, la possibilité d'une dose de rappel (le plus souvent une troisième dose) avait été ouverte en septembre aux plus de 65 ans et aux personnes souffrant de comorbidités, avant d’être progressivement élargie aux plus de 18 ans.

A ce stade, les mineurs ne sont pas concernés par cette troisième dose, hormis les ados de 12 à 17 ans qui souffrent de comorbidités. 

La HAS réfléchit à la possibilité d'élargir le rappel à l'ensemble des 12-17 ans.