Plusieurs milliers de manifestants ont battu le pavé à Paris, Marseille, Strasbourg et dans d'autres villes, à deux jours de l'entrée en vigueur du controversé passe vaccinal, mesure phare de la stratégie gouvernementale contre l'épidémie du Covid-19.

A Paris, ils étaient 4.000 à 5.000 manifestants à défiler samedi après-midi dans une des quatre manifestations autorisées par la préfecture.

Partis de la place de Barcelone, dans le 16e arrondissement de la capitale, les manifestants se sont ensuite dirigés vers le ministère de la Santé, arborant des affiches et scandant des slogans dénonçant "une mesure liberticide".

Une autre manifestation a rassemblé un peu plus de 1.000 personnes à Marseille, selon les médias locaux qui citent la préfecture de police des Bouches-du-Rhône. Le même nombre de manifestants a défilé à Strasbourg.

Cette journée de mobilisation intervient à deux jours de l'entrée en vigueur du nouveau passe vaccinal qui a reçu vendredi l’aval du Conseil constitutionnel saisi en début de semaine par des parlementaires de l'opposition qui dénonçaient un dispositif portant atteinte aux libertés fondamentales et qui n'avait pas prouvé son efficacité pour freiner la propagation de l'épidémie du Covid-19.

Le Conseil constitutionnel, qui a validé l'essentiel du projet de loi relatif au passe vaccinal a imposé, dans l'avis qu'il a rendu public, qu’ "il soit mis fin au passe vaccinal dès lors que la mesure ne sera plus nécessaire". Il a également censuré une autre disposition de la loi qui permettait aux partis politiques d'exiger un passe sanitaire à l’entrée des meetings.

Jeudi, en dévoilant le calendrier de "levée progressive" des mesures restrictives prises pour contenir la propagation de l’épidémie du Covid-19, le Premier ministre français Jean Castex a annoncé que le dispositif du "passe vaccinal" pourrait être levé, en fonction de la pression hospitalière.