Paris - Plusieurs syndicats ont lancé un nouvel appel à la grève, jeudi prochain, dans les écoles, collèges et lycées pour demander "des réponses fortes" face au "chaos" engendré par la crise sanitaire, et des investissements massifs dans l'éducation.

L’appel à cette nouvelle mobilisation intervient après le mouvement de jeudi dernier, marqué par une grève et des manifestations ayant réuni près de 80.000 personnes à travers la France, selon le ministère de l’Intérieur.  

Près de 38,5% des enseignants étaient en grève dans les écoles maternelles et élémentaires, d’après le ministère de l’éducation nationale, 75% d’après le SNUipp-FSU, premier syndicat du primaire, qui a annoncé une école sur deux fermée.

A l'issue de cette grève, le gouvernement a promis 5 millions de masques FFP2 et des remplaçants, avec notamment le recrutement de «3300 contractuels de plus» et le recours aux listes complémentaires (candidats qui ont passé le concours et n'ont pas été recrutés, mais étaient bien classés). 

L’exécutif a également annoncé que les évaluations de «mi-CP» seraient «reportées à un délai qui reste à définir», et qu'un éventuel report des épreuves de spécialités du bac, prévues en mars, serait étudié.

Pour jeudi prochain, les syndicats FSU, CGT Educ'action, FO et SUD Éducation, ainsi que la FCPE, première organisation de parents d'élèves, et les mouvements lycéens FIDL, MNL et La Voix lycéenne appellent, dans un communiqué, à «poursuivre la mobilisation», en s'engageant «dans une nouvelle journée d'action le 20 janvier, y compris par la grève». 

Cette mobilisation «doit déboucher sur une grève massive le 27 janvier dans le cadre de l'appel interprofessionnel» pour les salaires et l'emploi, ont-ils ajouté, cités par les médias.

Ces organisations pointent du doigt un “chaos” engendré par la gestion de la crise sanitaire, qui selon elles, “mérite des réponses fortes, au-delà des engagements pris par le premier ministre et le ministre de l'Éducation nationale» le 13 janvier.

Estimant que ces annonces «ne sont pas suffisantes», les syndicats appellent à «immédiatement reporter les épreuves de spécialités», à «annuler les évaluations de mi-CP», à «créer tous les postes nécessaires pour assurer les remplacements, au-delà du recours aux listes complémentaires» et à «doter les écoles et établissements en matériel de protection en nombre suffisant, bien au-delà des volumes annoncés». Ils estiment que l'école a aussi «un besoin urgent d'investissement».