Paris - La France a salué, mercredi, le lancement des négociations d’un nouveau traité complémentaire du Règlement sanitaire international pour prévenir les pandémies, sous l'égide l'Organisation mondiale de la Santé (OMS).

La France “salue” le lancement des négociations relatives à ce traité afin de renforcer l’architecture multilatérale de santé existante, et participera “activement” aux négociations en soutenant les principes d’équité, d’inclusivité, de solidarité et de transparence, indique un communiqué conjoint des ministères des Affaires étrangères et de la Santé.

Ce traité permettra notamment de renforcer le rôle de l’OMS et la coopération internationale et inter-agences en santé, d’améliorer l’accès équitable aux outils de lutte contre les épidémies, tels que les vaccins, traitements, tests de diagnostic et mesures de protection, ajoute le communiqué.

Ce nouveau traité permettra également de promouvoir l’approche « Une seule santé », qui tient compte des interactions entre santé humaine, animale et environnementale dans le contexte d’érosion de la biodiversité.

En complément d’un traité sur les pandémies, la France est “favorable” à la révision du Règlement sanitaire international et souhaite une meilleure mobilisation politique et financière de la communauté internationale pour la préparation et la réponse aux pandémies, relèvent les deux ministères.

Selon la même source, la France est “très engagée” depuis le début de la crise pour favoriser l’accès équitable aux tests, vaccins et traitements, qui sont des biens publics mondiaux, à travers notamment le soutien de plus d’un milliard d’euros à l’initiative ACT-A ainsi que le don de 120 millions de doses d’ici mi-2022, dont 60 millions de doses d’ici la fin de l’année.

La session extraordinaire de l’Assemblée mondiale de la santé s’est tenue du 29 novembre au 1er décembre 2021. Les Etats membres de l’OMS ont adopté par consensus une décision lançant les négociations d’un nouvel instrument juridique afin de prévenir et répondre aux futures pandémies. Cette décision a été coparrainée par les Etats membres de l’Union européenne et  (90 Etats) de toutes les régions du monde, rappelle-t-on.

La crise de la Covid-19 a démontré que le système de sécurité sanitaire internationale devait être renforcé en amont des crises, en améliorant la préparation, mais aussi pendant les crises, avec un système d’alerte et de coopération internationale plus robuste, note le communiqué.