Quito - Le président de l'Équateur, Guillermo Lasso, a annoncé lundi l'interdiction d'entrée sur le territoire national de toute personne en provenance ou ayant transité par certains pays africains, en raison de la propagation du nouveau variant de coronavirus.

Le Chef d'Etat équatorien a également souligné que la réouverture de la frontière terrestre avec la Colombie, prévue ce mercredi, "se fera par phases", dont la première comprend le transport international de marchandises.

Dans un discours à la nation relayé par les médias locaux, le président équatorien a justifié cette mesure et d'autres à venir par l’apparition du variant Omicron du covid-19, qui a déjà été découverte dans divers pays du monde.

"Le gouvernement national travaille sur toutes les exigences que l'urgence requiert, nous surveillons en permanence la situation", a assuré Lasso.

Il a précisé que les mesures seront mises en œuvre en coordination avec le Comité national des opérations d'urgence (COE), l'entité chargée de gérer les directives sur la pandémie.

Concernant la réouverture annoncée de la frontière avec la Colombie, annoncée le 25 novembre lors d'une réunion avec le président de ce pays, Iván Duque, le président de l'Équateur a précisé qu'elle se fera de manière graduelle avec une première réouverture au passage de marchandises, "en respectant les protocoles sanitaires selon les accords entre les ministères des transports des deux pays".

L’Equateur a, par ailleurs, décidé que tous les voyageurs du reste du monde, nationaux et étrangers, doivent présenter un certificat de vaccination anticovid-19 complet à leur entrée en Équateur, en plus d'un test PCR réalisé dans les 72 heures avant l’arrivée sur le territoire équatorien.

Le président a souligné que le nouveau variant "devrait être considéré comme un appel à faire un effort supplémentaire contre la pandémie" et a demandé à ceux qui n'ont pas encore été vaccinés ou n’ont pas reçu une deuxième dose de le faire.