Nations Unies (New York) - L'Assemblée générale des Nations Unies a entamé, mardi les travaux de sa 76ème session, dans un contexte marqué par la persistance de la pandémie de Covid-19, dont les conséquences à travers le monde sont considérables, depuis son apparition il y a plus d’un an et demi.

Avant de passer le flambeau, au terme de son mandat, le président sortant de l'Assemblée générale, Volkan Bozkir, avait prévenu que le monde était "en retard pour résoudre les plus grands défis mondiaux et atteindre les Objectifs de développement durable (ODD)".

Son successeur, Abdulla Shahid des Maldives, s'est engagé à "miser sur l’espoir pour renforcer la résilience afin de - se relever de la Covid-19, reconstruire durablement, répondre aux besoins de la planète, respecter les droits des personnes et revitaliser l'Organisation des Nations Unies".

La nouvelle session sera également portée par le thème de l'environnement - à travers la Conférence sur les changements climatiques (COP26), à Glasgow en novembre, et d'autres conférences de haut niveau sur la biodiversité, la désertification, l'énergie, les transports durables ou encore les systèmes alimentaires.

A l’ouverture de cette 76e session, le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a rappelé que le monde est marqué par "de grands défis et des divisions, par des conflits et le changement climatique, par la hausse de la pauvreté, de l’exclusion et des inégalités, et par une pandémie qui continue de menacer la vie, les moyens de subsistance et l’avenir des populations".

Selon lui, "ces problèmes sont aggravés par les divisions qui fracturent notre monde" et "par les écarts entre riches et pauvres".

"Ces défis et divisions ne sont pas une force de la nature. Ils sont crées par l'homme", a-t-il ajouté en notant que cela veut dire qu’ils "peuvent être corrigés", si le monde travaille ensemble.

"Avant que la pandémie ne frappe, le monde n'était pas sur la bonne voie pour atteindre de nombreux objectifs de développement durable. La Covid-19 a mis nos objectifs encore plus hors de portée. Nous devons accélérer. Nous devons accélérer notre réponse à la Covid-19, avec des vaccins, des traitements et des équipements pour tous, pas seulement pour ceux qui ont le plus", a-t-il souligné.

"Nous devons investir dans tous les systèmes qui soutiennent le développement humain : soins de santé, nutrition, eau, éducation, protection et égalité totale pour les filles et les femmes. Nous avons besoin que les pays s'engagent et respectent des objectifs climatiques audacieux lors de la COP26 à Glasgow".

Selon le Secrétaire général, "les guerres les uns contre les autres doivent également cesser" et "il est temps de se concentrer sur la lutte contre l'ennemi commun de l'humanité: la pandémie".

"Les membres de cette Assemblée doivent parler d'une seule voix: nous avons besoin de paix, maintenant. Nous devons exprimer de nouveau notre engagement envers les valeurs qui animent l'ONU depuis le premier jour", a-t-il ajouté, citant les droits humains, le soutien aux plus vulnérables, la paix par le dialogue et la solidarité.

"Au cours de l'année à venir, faisons vivre nos valeurs dans cette Assemblée et à travers nos travaux. Et prouvons non par nos paroles, mais par nos actions et notre collaboration, que le multilatéralisme est la seule voie vers un avenir meilleur pour tous", a-t-il conclu.

Le débat de haut niveau de cette session débute la semaine prochaine avec en tête de l'éventail de questions d'actualité critique, les défis de la lutte contre la pandémie et l'accélération de la vaccination, ainsi que les enjeux du réchauffement climatique.

Le conclave réunissant les 193 Etats membres s'est tenu, l’an dernier, en grande partie sous format virtuel en raison de la pandémie du COVID-19.

Cette année, l'ONU prévoit l’arrivée d’un grand nombre de dirigeants à la tête de délégations plus restreintes que d'habitude, alors qu’une série d’exigences sont encore en vigueur pour limiter l’affluence au siège de l'organisation pendant ce rendez-vous planétaire.