Le Maroc a été représenté à ce Dialogue de haut niveau qui s’inscrit dans le cadre du lancement de la plateforme sur l'investissement et la transformation productive en Afrique, une initiative conjointe de la Commission de l'UA et du Centre de développement de l'OCDE, par la ministre de la Solidarité, du Développement Social, de l’Egalité et de la Famille, Jamila El Moussali.

A cette occasion, la ministre a présenté les interventions clés de son département à la lumière de la pandémie actuelle. En premier lieu, elle a tenu à mettre en exergue l’approche proactive du Maroc, sous la haute conduite de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, dès l’apparition de la pandémie. Une approche qui a été concrétisée par les multiples mesures de lutte contre la propagation du virus et de protection de la vie et de la santé des citoyens.

La campagne nationale de vaccination contre la Covid-19, lancée par le Souverain à la fin du mois de janvier, est une autre action d’envergure inédite qui va concerner l’ensemble de la population, et elle est gratuite pour tous les citoyens, a souligné la ministre.

Dans ce cadre, le ministère de la Solidarité, du Développement Social, de l’Egalité et de la Famille a mobilisé toute son organisation et a mis à contribution tous les moyens nécessaires, a dit Mme El Moussali. A cet effet, il a adapté ses différents programmes aux nouvelles circonstances afin d’assurer la protection des catégories les plus vulnérables et le renforcement des capacités en la matière.

Le ministère a également mis sur pied plusieurs initiatives, qu’il continue de renforcer, afin de réduire les répercussions sociales de la Covid 19 sur les catégories vulnérables et les aider dans leur réinsertion sociale, a ajouté la ministre. Ces initiatives consistent principalement à développer de nouveaux services d’assistance sociale, a-t-elle dit.

La ministre a présenté, en outre, les grands axes du vaste chantier de réforme de la réforme de la protection sociale mené au Maroc depuis déjà quelques années, affirmant que le projet de loi-cadre sur la protection sociale, approuvé récemment en Conseil des ministres constitue "une étape clé dans la mise en œuvre des orientations de Sa Majesté le Roi Mohamed VI, relatives à la généralisation de la protection sociale au profit de tous les Marocains à l’horizon 2025".

Ce vaste chantier de réforme de la protection sociale connait l’intervention de plusieurs départements chargés de la composante "Assurance sociale", à savoir le ministère de la Santé pour l’AMO et le ministère du Travail et de l’Insertion Professionnelle pour les régimes de retraite et l’indemnité pour perte d’emploi (IPE). Le ministère de la Solidarité, du Développement Social, de l’Egalité et de la Famille constitue, pour sa part, le principal intervenant dans le domaine de l’assistance sociale, en tant que composante non contributive de la protection sociale, a expliqué Mme El Moussali, qui a présenté, lors de cette réunion tenue en visioconférence, les principaux volets de l’action de son département.

Cette assistance sociale, a détaillé la ministre, regroupe un ensemble de mécanismes permettant d’apporter l’aide nécessaire aux personnes en situation difficile, de précarité ou de dépendance et de les aider dans leur réinsertion sociale.

La Plateforme sur l'investissement et la transformation productive est une initiative conjointe de la Commission de l'Union africaine et du Centre de développement de l'OCDE impliquant des institutions continentales, régionales et nationales, ainsi que des parties prenantes publiques et privées clés et des partenaires internationaux.

En organisant ce dialogue de haut niveau, la plateforme vise à appuyer les gouvernements à concevoir, mettre en œuvre et évaluer des politiques susceptibles d'attirer des investissements plus productifs en Afrique, afin d'accélérer la reprise post-COVID, jeter les bases d'une croissance à long terme et la création d'emplois et la résilience, ainsi que stimuler la transformation productive.

Le Centre de développement de l'OCDE aide les pays en développement et les économies émergentes à trouver des solutions innovantes pour promouvoir une croissance durable, réduire la pauvreté et les inégalités, et améliorer la vie des populations. Le Centre facilite aussi le dialogue entre les gouvernements, en impliquant les acteurs publics, privés et philanthropiques. Les pays d'Afrique, d'Amérique latine et d'Asie participent en tant que membres à part entière au Centre, où ils interagissent sur un pied d'égalité avec les membres de l'OCDE.